L’achat d’un bien immobilier est en quelque sorte, l’aboutissement d’une vie. Hormis la paperasse à remplir pour cette étape importante, il y a les assurances à signer. Plus qu’un gage de confiance, c’est une garantie pour la sauvegarde d’un bien. Un achat d’une telle envergure n’est jamais facile, alors en cas de soucis après la transaction, les assurances permettent de couvrir la banque et les créanciers. Afin de préciser leurs fonctions, voici un petit guide.

Quelle assurance est obligatoire ?

Pour pouvoir acquérir un bien immobilier, il est impératif d’avoir une assurance pour le prêt bancaire. En dépit du fait que la loi l’exige, cette assurance est une condition essentielle pour l’établissement bancaire qui fournira le prêt. Dans les faits, il est tout bonnement improbable, voire impossible pour une banque, de fournir de grosses sommes sans avoir une quelconque garantie sur les mensualités. De ce fait, une assurance de prêt immobilier protège en même temps les créanciers et le futur acheteur.

Quels risques sont couverts par l’assurance ?

La finalité de cette assurance est avant tout de protéger la banque en cas de défaut de paiement, mais elle protège aussi l’emprunteur— et ses proches — en cas d’accident de vie. Ces accidents de vie comprennent : les décès, la perte totale ou partielle de l’autonomie, l’invalidité et également la perte d’emploi. Ce dernier cas n’est qu’optionnel, mais peut être imposé par les établissements ou l’emprunteur. Le véritable but de l’assurance emprunteur est le paiement du capital qui est dû aux banques. Cette assurance se substitue à la place du client, pour remplir tous les termes du contrat avec la banque. Par ce principe, elle peut rembourser entièrement ou en partie les mensualités.

Est-il possible d’engager n’importe quel assureur ?

Fut un temps où certaines banques imposaient leurs propres services d’assurance aux emprunteurs qui contractaient un prêt. Mais depuis 2010, la Loi Lagarde stipule queles obligataires sont libres de souscrire à une assurance dans l’établissement de leur choix. La banque qui octroie cet emprunt ne peut refuser de contracter, lorsque l’organisme en question propose le même niveau de prestation qu’elle offre. Toutefois, il est possible pour la banque de refuser la collaboration avecun organisme et appuiera le refus par une lettre justificative.Les agences d’assureurs étudient le profil de l’obligataire à partir de certaines données comme l’âge, la pratique du sport, le métier, le niveau de santé, etc. Ils sont donc en droit de demander des pièces justificatives.

L’assurance couvre-t-elle un tiers ?

Il est possible de contracter une assurance co-emprunteur. Si par exemple il s’agit de deux époux, alors l’assurance couvrira les deux. Le contrat devra déterminer au préalable dans les détails le pourcentage d’assurance de chaquebénéficiaire. En règle générale, les conjoints se partagent à égalité le niveau d’assurance. Mais dans certains cas, comme un revenu plus élevé, une maladie ou encore l’âge avancé d’un époux, la répartition peut être différente.